pmat 276 Posted October 17, 2009 Partager Posted October 17, 2009 Bonjour sur les photographies les retouches est un acte mensonger et faux la beauté des femmes comme celle des hommes est retoucher on vend d'autre image que des vrais les hommes et les femmes sont dénaturer rendu sur hommes sans poils et sans défauts une loi est l'honneur a la une Bientôt une loi pour imposer la mention « photo retouchée » ? Quatre-vingt-ans après René Magritte, la députée UMP Valérie Boyer remet en débat la distinction entre image et réalité. Pour lutter contre l'anorexie, qui, selon elle, est favorisée par les images de femmes filiformes relayées dans la pub et la presse magazine, elle propose d'inscrire la mention « Photographie retouchée afin de modifier l'apparence corporelle d'une personne » sur toutes les photos modifiées. Une première. Une peau de bébé, des lèvres soyeuses, une mâchoire parfaite et un nez longiligne… Sur la photo publicitaire ci-dessus, Monica Belluci n'est plus vraiment elle : le miracle Photoshop a encore frappé. Faut-il croire que c'est Monica Belluci en personne que nous avons en face de nous ? Ou plutôt son image, fruit de l'imaginaire du photographe, du nôtre, et de celui du « retoucheur » ? En la matière, les possibilités dont il dispose sont presque infinies. Voici par exemple ce que devient une photo du journaliste de Rue89 Julien Martin retouchée par Audrey Cerdan, notre photographe. (Voir la vidéo) suite Citer Link to post Share on other sites
pmat 276 Posted October 17, 2009 Author Partager Posted October 17, 2009 SUITE ET FIN Valérie Boyer l'assume, elle peine à faire la distinction. Et, selon elle, le public également : « Les photographie publicitaires ou de mode sont trompeuses. On veut nous faire croire que ce sont des vrais gens, mais c'est faux. Il faut mettre fin à cette duperie qui incite les jeunes filles à vouloir ressembler à ces modèles, maigres et sans aucune aspérité. » Conseillée, entre autres, par le psychanalyste Marcel Rufo, ami des plateaux de télé, elle a soumis le 15 septembre une proposition de loi souhaitant modifier le code de la santé publique. Elle vise aussi bien les photos publicitaires que les couvertures de magazine, et jusqu'aux photos d'art : « L'anorexie mentale est la maladie psychiatrique qui tue le plus en France. Actuellement, 4 000 à 5 000 personnes en souffrent, des femmes pour la plupart. Sans la pression médiatique qui pèse sur la représentation du corps féminin, on n'en serait pas là. » Et de citer le magazine Glamour qui, début septembre, avait reçu des milliers de lettres remerciant la rédactrice en chef d'avoir « osé » montrer une femme en chair non retouchée. « Impossible de prouver l'efficacité d'une image » Seulement, comment être sûr que ces jeunes filles souffrent directement de ces photos ? Pour André Gunthert, directeur du laboratoire d'histoire visuelle contemporaine rattaché à l'EHESS, il n'existe aucune étude permettant d'affirmer que telle ou telle image aura un impact sur la société : « Il est pour l'instant impossible de comprendre en détail les processus régissant l'imaginaire collectif. Pour s'attaquer à l'anorexie, il faudrait plutôt combattre le déséquilibre entre hommes et femmes aujourd'hui. Malheureusement, ce n'est pas un petit gribouillis au bas d'une photo qui va changer les choses. » Un avis partagé par le psychiatre Bernard Brusset, spécialiste du sujet et auteur en 2008 de l'ouvrage « Psychopathologie de l'anorexie mentale » (chez Dunod), pour qui la proposition de loi repose sur des « hypothèses non vérifiées » : « L'anorexie mentale a été décrite en 1873 par Ernest-Charles Lasègue, alors que l'idéal féminin était un certain embonpoint. Depuis, le syndrome est toujours le même. » Seules les adolescentes, en quête d'identité, « pourraient être sensibles au message ». Mais là encore, selon lui, c'est impossible à prouver. Egalement réservée, la chef de service de la Maison des adolescents de l'hôpital Cochin, Marie-Rose Moro, qui prend en charge de jeunes malades : « Je ne crois pas que cela suffise effectivement pour lutter et encore moins soigner l'anorexie. La vraie nécessité, ce sont plus de soins et moins de listes d'attente pour les prendre en charge. » Une proposition de loi insuffisante pour combattre le « diktat de la maigreur » On l'aura compris, la loi proposée dépasse largement le simple cadre de la santé publique. Valérie Boyer entend, en filigrane, changer les mentalités à grande échelle pour « faire sortir les femmes du carcan idéologique dans lequel elles sont enfermées ». Comme pour la cigarette, passée en vingt ans au statut d'ennemi public numéro 1, il faudrait donc s'attaquer au « diktat de la maigreur » par les racines. Mais là encore, qui peut-on tenir pour responsable de cette pression sociale, vieille de plus de cinquante ans ? La Société des auteurs d'images fixes (SAIF) craint déjà qu'on n'impute cette responsabilité aux photographes et qu'on leur demande d'inscrire eux-mêmes la mention « photographie retouchée ». Interrogée sur le sujet, Valérie Boyer avoue « ne pas avoir réfléchi » à la question. Même silence sur l'autorité qui sera chargée d'effectuer les contrôles dans les agences de pub et les rédactions. Bref, en attendant le débat à l'Assemblée qui aura lieu dans quelques mois, cette mesurette ferait bien de prendre un peu de poids. ► Mis à jour le 22/9 à 17 : 30. Réaction de Marie-Rose Moro ajoutée. A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89 ► Florence Foresti : croire en soi avec Photoshop ► Un bourrelet relance le débat sur la retouche d'images Ailleurs sur le Web ► "Contre une police de l'image", par André Gunthert ► Le guide des logiciels de retouche photo, sur Le journal du net Citer Link to post Share on other sites
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