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Le printemps arabe et l'Occident


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Guest mackiavelik
ce n'est pas la démocratie, mais un besoin de liberté et d'un juste partage des richesses nationales!

L'ARABE ne sait pas ou plus , ce qu'est la démocratie

DAME MISE OBLIGE!

 

liberté, partage des richesses, élections ...c'est ca la démocratie...que veux -tu de plus pour que ce soit nommé ainsi

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La Révolution arabe et l’Occident

 

Par Brahim Senouci

 

Dans ses relations avec le monde arabe, l’Occident a choisi pendant des décennies de s’appuyer principalement sur des potentats locaux qui, lui devant leur pérennité, étaient censés garantir ses intérêts. Longtemps, cette stratégie s’est avérée payante. Les régimes arabes ont résisté à la déroute de juin 1967, à la mise à sac et au démantèlement de l’Irak, à l’immense injustice faite aux Palestiniens… Aucun de ces événements n’a donné lieu à un soulèvement susceptible de renverser des tyrans incapables de faire usage des muscles dont ils font étalage et dont ils réservent l’usage à leurs populations. Ceux des dictateurs arabes qui ont choisi de ne pas se mettre sous le parapluie de l’Occident ont développé un discours agressif, largement incantatoire, aussi véhément qu’était négligeable leur force réelle. A l’extrême, un Keddafi a utilisé l’arme terroriste et tenté d’accéder à des armements sophistiqués avant, toute honte bue, de prendre le chemin de Canossa, de s’abriter sous la bannière étatsunienne et de servir de garde-chiourme à l’Europe en empêchant par les moyens les plus brutaux l’émigration vers ses côtes. Saddam Hussein, un an après son accession au pouvoir, déclenche une guerre meurtrière contre son voisin iranien, guerre qui s’est soldée par la mort de centaines de milliers d’Iraniens et d’Irakiens. L’Iran était perçu comme une menace depuis le renversement du Shah et l’instauration d’une République Islamique en 1979. L’initiative irakienne était vue d’un bon œil et soutenue par les principales puissances occidentales. Il faut noter que durant ce conflit, l’Iran était partiellement armé par les Etats-Unis et par Israël. Tout en condamnant la République islamique et sa rhétorique anti américaine et anti israélienne, ces deux pays ne perdaient pas de vue le danger que constituerait pour eux l’émergence d’une puissance régionale arabe. La première guerre du Golfe devait sonner le glas des ambitions de Saddam. L’abandon de ses rêves de grandeur ne signifia pas pour lui le retrait du pouvoir. Bien au contraire, il n’hésita pas à massacrer son propre peuple pour pouvoir le conserver. Quand il apparut qu’il n’était plus utile à ses anciens alliés occidentaux, son sort fut scellé. Il finit sous une potence et le pays si prometteur de modernité et de progrès qu’il dirigeait plongea dans le chaos et la désolation.

 

Durant des décennies donc, l’Occident a pu garantir son approvisionnement pétrolier et le contrôle des flux migratoires grâce aux satrapes sanglants qui lui inspiraient autant de mépris qu’ils suscitaient de haine et de peur chez leurs propres peuples. Le fait que ces régimes continuaient de se maintenir en dépit d’une gouvernance de prédation et de gâchis renforçait les gouvernements occidentaux dans l’idée que la situation était figée à tout jamais et qu’il leur suffisait d’un soutien formulé du bout des lèvres pour que rien ne change. Ils ont même réussi à faire avaliser et faire participer l’Egypte au blocus de Gaza. Ils ont poursuivi leur politique de soutien actif à Israël en l’intégrant de plus en plus étroitement à l’Union Européenne, en l’admettant au sein de l’OCDE et en avalisant de fait sa politique de colonisation agressive de la Palestine. Souvenons-nous de l’affront infligé par les Etats-Unis et Israël à la Ligue Arabe ; cette dernière a proposé au nom de l’ensemble des pays arabes, à trois reprises, un plan de paix reposant sur l’échange de la paix et d’une normalisation totale contre une application édulcorée de la Résolution 242 des Nations Unies. Ce plan n’a même pas été discuté ; Il a été écarté d’un revers de main méprisant par Sharon.

 

Puis vinrent les soulèvements en Tunisie puis en Egypte, qui mirent à bas les dirigeants les plus proches de l’Occident, ceux qu’il donnait en exemple pour leur "modération", fermant les yeux devant les exactions subies par leurs peuples. Les Etats-Unis connaissaient si bien la réalité de la modération d’un Moubarak qu’ils lui ont adressé, dans le cadre des fameux vols secrets de la CIA, des prisonniers qui devaient être torturés dans les prisons égyptiennes. Les résultats de ces interrogatoires étaient fidèlement acheminés vers Washington.

 

Il y a la Libye aujourd’hui. En d’autres temps, on aurait pu accuser les pays occidentaux d’avoir fomenté les troubles. Cette accusation ne tient plus ; Kadhafi a en effet été admis il y a quelques années dans le cercle des dirigeants "respectables", depuis qu’il a abandonné ses velléités d’accès à l’arme nucléaire et, surtout, qu’il a payé le prix du sang à ses victimes de Lockerbie. Toujours à contre-emploi, l’Occident se retrouve à attaquer un dirigeant avec qui il a pactisé et à prétendre voler au secours d’un peuple dont il a superbement ignoré les épreuves endurées du fait de son raïs. Les chancelleries occidentales s’interrogent sur la possibilité d’organiser une zone d’exclusion aérienne qui empêcherait Kadhafi de bombarder son peuple…, tout en s’inquiétant de l’afflux d’immigrés à Lampedusa, porte de l’Europe !

 

Il y a aussi Oman, Bahreïn, le Maroc… L’Algérie constitue un cas particulier. Elle a fait sa révolution il y a 23 ans, trop tôt sans doute, trop seule en tout cas, trop sociale probablement et pas assez politique. Elle s’est traduite par l’équipée sanglante qui a fauché des dizaines de milliers de vies algériennes, massacre dont la mémoire têtue explique l’apparente réticence du peuple à s’impliquer dans un nouveau combat, du moins sous la forme présentée par ses promoteurs de la CNCD. La revendication de démocratie, de dignité, d’accès aux Droits de l’Homme, bien qu’empruntant des chemins différents, court dans l’ensemble du monde arabe et même au-delà. Des dirigeants chinois s’inquiètent du "parfum de jasmin" qu’ils croient déceler dans les rues de Pékin. Un bouillonnement intense court en Afrique et en Asie…

 

Beaucoup d’observateurs ont justement noté que les manifestations du Caire, Tunis, Manama… n’ont donné lieu à aucun des slogans habituels, hostiles à l’Occident ou à Israël. Pas de drapeau Etatsunien, Français ou Israélien brûlé. C’est là un changement notable de comportement de ce que ces mêmes observateurs appellent de façon méprisante la "rue arabe" et dont ils se félicitent. Ont-ils raison de s’en réjouir ? Voire ! Il ne s’agit pas de bienveillance à l’égard de l’Occident mais d’une émancipation vis-à-vis de lui. En abandonnant toute référence à l’Occident, les peuples ne signifient pas leur ralliement à sa cause mais manifestent de façon éclatante leur nouveau statut d’acteurs de leurs destins. Plus besoin de se chercher des ennemis extérieurs, plus besoin de déverser sa fureur sur des pays nantis complètement indifférents. Le choix aujourd’hui est de se libérer, de se constituer, de créer les conditions de l’accès à la modernité et de l’entrée dans l’Histoire.

 

"Quand des événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs". Cet aphorisme de Clémenceau s’applique assez bien aux tentatives de la plupart des pays occidentaux de "garder la main" face à la lame de fond qui secoue le monde arabe et promet de s’étendre à la planète grise, celle qui abrite les 80 % des êtres humains qui n’ont pas voix au chapitre et qui veulent sortir du rôle de pourvoyeurs de main d’œuvre et de matières premières à très bon marché. Qu’elles paraissent vaines, ces tentatives de reprendre le contrôle de situations qui leur échappent. Qu’ils sont pathétiques, ces discours humanistes à l’adresse de peuples dont ils ont organisé pendant des siècles l’appauvrissement et la sujétion !

 

En matière de cécité, la France fait mieux que ses partenaires. A un moment où sa position dans le monde est menacée, ses dirigeants ne trouvent rien de mieux que d’organiser un débat sur l’Islam (en réalité, une mise à l’index des musulmans de France). Des députés de la majorité proposent de remettre les immigrés dans des bateaux et la représentante de l’extrême droite écrase la concurrence de droite et de gauche. Ce sont là des signes qui ne trompent pas. La crispation et l’enfermement, la tentation du retour sur soi (quand le clocher devient l’horizon), marquent le déclin annoncé.

 

L’Occident n’a pas d’autre solution que de reconnaître que le monde change de façon radicale. Une vieille dame pied-noir m’expliquait un jour que le plus dur pour elle, à son départ pour la France, avait été d’être contrainte à faire la queue aux boulangeries ou aux guichets de poste. Elle avait découvert l’égalité. Il serait temps que l’Occident fasse la même découverte que cette brave dame et qu’il accompagne le mouvement vers ce nouvel ordre mondial plutôt que d’essayer d’en dévier le cours à son avantage. C’est le prix à payer pour continuer d’exister dans un monde apaisé, débarrassé de l’apartheid de fait qui le régit jusqu’à aujourd’hui.

 

Source: La Révolution arabe et l'Occident - Analyses

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liberté, partage des richesses, élections ...c'est ca la démocratie...que veux -tu de plus pour que ce soit nommé ainsi

 

non la démocratie c'est un état d'esprit et une culture!

et dans démocratie y'a justice! ( et égalité devant la loi)

le partage c'est de la "générosité" et qui partage , et au nom de qui ca se fait il ?

Les élections, sont - elles démocratiques ? ........

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La Révolution arabe et l’Occident

 

Par Brahim Senouci

 

Dans ses relations avec le monde arabe, l’Occident a choisi pendant des décennies de s’appuyer principalement sur des potentats locaux qui, lui devant leur pérennité, étaient censés garantir ses intérêts. Longtemps, cette stratégie s’est avérée payante. Les régimes arabes ont résisté à la déroute de juin 1967, à la mise à sac et au démantèlement de l’Irak, à l’immense injustice faite aux Palestiniens… Aucun de ces événements n’a donné lieu à un soulèvement susceptible de renverser des tyrans incapables de faire usage des muscles dont ils font étalage et dont ils réservent l’usage à leurs populations. Ceux des dictateurs arabes qui ont choisi de ne pas se mettre sous le parapluie de l’Occident ont développé un discours agressif, largement incantatoire, aussi véhément qu’était négligeable leur force réelle. A l’extrême, un Keddafi a utilisé l’arme terroriste et tenté d’accéder à des armements sophistiqués avant, toute honte bue, de prendre le chemin de Canossa, de s’abriter sous la bannière étatsunienne et de servir de garde-chiourme à l’Europe en empêchant par les moyens les plus brutaux l’émigration vers ses côtes. Saddam Hussein, un an après son accession au pouvoir, déclenche une guerre meurtrière contre son voisin iranien, guerre qui s’est soldée par la mort de centaines de milliers d’Iraniens et d’Irakiens. L’Iran était perçu comme une menace depuis le renversement du Shah et l’instauration d’une République Islamique en 1979. L’initiative irakienne était vue d’un bon œil et soutenue par les principales puissances occidentales. Il faut noter que durant ce conflit, l’Iran était partiellement armé par les Etats-Unis et par Israël. Tout en condamnant la République islamique et sa rhétorique anti américaine et anti israélienne, ces deux pays ne perdaient pas de vue le danger que constituerait pour eux l’émergence d’une puissance régionale arabe. La première guerre du Golfe devait sonner le glas des ambitions de Saddam. L’abandon de ses rêves de grandeur ne signifia pas pour lui le retrait du pouvoir. Bien au contraire, il n’hésita pas à massacrer son propre peuple pour pouvoir le conserver. Quand il apparut qu’il n’était plus utile à ses anciens alliés occidentaux, son sort fut scellé. Il finit sous une potence et le pays si prometteur de modernité et de progrès qu’il dirigeait plongea dans le chaos et la désolation.

 

Durant des décennies donc, l’Occident a pu garantir son approvisionnement pétrolier et le contrôle des flux migratoires grâce aux satrapes sanglants qui lui inspiraient autant de mépris qu’ils suscitaient de haine et de peur chez leurs propres peuples. Le fait que ces régimes continuaient de se maintenir en dépit d’une gouvernance de prédation et de gâchis renforçait les gouvernements occidentaux dans l’idée que la situation était figée à tout jamais et qu’il leur suffisait d’un soutien formulé du bout des lèvres pour que rien ne change. Ils ont même réussi à faire avaliser et faire participer l’Egypte au blocus de Gaza. Ils ont poursuivi leur politique de soutien actif à Israël en l’intégrant de plus en plus étroitement à l’Union Européenne, en l’admettant au sein de l’OCDE et en avalisant de fait sa politique de colonisation agressive de la Palestine. Souvenons-nous de l’affront infligé par les Etats-Unis et Israël à la Ligue Arabe ; cette dernière a proposé au nom de l’ensemble des pays arabes, à trois reprises, un plan de paix reposant sur l’échange de la paix et d’une normalisation totale contre une application édulcorée de la Résolution 242 des Nations Unies. Ce plan n’a même pas été discuté ; Il a été écarté d’un revers de main méprisant par Sharon.

 

Puis vinrent les soulèvements en Tunisie puis en Egypte, qui mirent à bas les dirigeants les plus proches de l’Occident, ceux qu’il donnait en exemple pour leur "modération", fermant les yeux devant les exactions subies par leurs peuples. Les Etats-Unis connaissaient si bien la réalité de la modération d’un Moubarak qu’ils lui ont adressé, dans le cadre des fameux vols secrets de la CIA, des prisonniers qui devaient être torturés dans les prisons égyptiennes. Les résultats de ces interrogatoires étaient fidèlement acheminés vers Washington.

 

Il y a la Libye aujourd’hui. En d’autres temps, on aurait pu accuser les pays occidentaux d’avoir fomenté les troubles. Cette accusation ne tient plus ; Kadhafi a en effet été admis il y a quelques années dans le cercle des dirigeants "respectables", depuis qu’il a abandonné ses velléités d’accès à l’arme nucléaire et, surtout, qu’il a payé le prix du sang à ses victimes de Lockerbie. Toujours à contre-emploi, l’Occident se retrouve à attaquer un dirigeant avec qui il a pactisé et à prétendre voler au secours d’un peuple dont il a superbement ignoré les épreuves endurées du fait de son raïs. Les chancelleries occidentales s’interrogent sur la possibilité d’organiser une zone d’exclusion aérienne qui empêcherait Kadhafi de bombarder son peuple…, tout en s’inquiétant de l’afflux d’immigrés à Lampedusa, porte de l’Europe !

 

Il y a aussi Oman, Bahreïn, le Maroc… L’Algérie constitue un cas particulier. Elle a fait sa révolution il y a 23 ans, trop tôt sans doute, trop seule en tout cas, trop sociale probablement et pas assez politique. Elle s’est traduite par l’équipée sanglante qui a fauché des dizaines de milliers de vies algériennes, massacre dont la mémoire têtue explique l’apparente réticence du peuple à s’impliquer dans un nouveau combat, du moins sous la forme présentée par ses promoteurs de la CNCD. La revendication de démocratie, de dignité, d’accès aux Droits de l’Homme, bien qu’empruntant des chemins différents, court dans l’ensemble du monde arabe et même au-delà. Des dirigeants chinois s’inquiètent du "parfum de jasmin" qu’ils croient déceler dans les rues de Pékin. Un bouillonnement intense court en Afrique et en Asie…

 

Beaucoup d’observateurs ont justement noté que les manifestations du Caire, Tunis, Manama… n’ont donné lieu à aucun des slogans habituels, hostiles à l’Occident ou à Israël. Pas de drapeau Etatsunien, Français ou Israélien brûlé. C’est là un changement notable de comportement de ce que ces mêmes observateurs appellent de façon méprisante la "rue arabe" et dont ils se félicitent. Ont-ils raison de s’en réjouir ? Voire ! Il ne s’agit pas de bienveillance à l’égard de l’Occident mais d’une émancipation vis-à-vis de lui. En abandonnant toute référence à l’Occident, les peuples ne signifient pas leur ralliement à sa cause mais manifestent de façon éclatante leur nouveau statut d’acteurs de leurs destins. Plus besoin de se chercher des ennemis extérieurs, plus besoin de déverser sa fureur sur des pays nantis complètement indifférents. Le choix aujourd’hui est de se libérer, de se constituer, de créer les conditions de l’accès à la modernité et de l’entrée dans l’Histoire.

 

"Quand des événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs". Cet aphorisme de Clémenceau s’applique assez bien aux tentatives de la plupart des pays occidentaux de "garder la main" face à la lame de fond qui secoue le monde arabe et promet de s’étendre à la planète grise, celle qui abrite les 80 % des êtres humains qui n’ont pas voix au chapitre et qui veulent sortir du rôle de pourvoyeurs de main d’œuvre et de matières premières à très bon marché. Qu’elles paraissent vaines, ces tentatives de reprendre le contrôle de situations qui leur échappent. Qu’ils sont pathétiques, ces discours humanistes à l’adresse de peuples dont ils ont organisé pendant des siècles l’appauvrissement et la sujétion !

 

En matière de cécité, la France fait mieux que ses partenaires. A un moment où sa position dans le monde est menacée, ses dirigeants ne trouvent rien de mieux que d’organiser un débat sur l’Islam (en réalité, une mise à l’index des musulmans de France). Des députés de la majorité proposent de remettre les immigrés dans des bateaux et la représentante de l’extrême droite écrase la concurrence de droite et de gauche. Ce sont là des signes qui ne trompent pas. La crispation et l’enfermement, la tentation du retour sur soi (quand le clocher devient l’horizon), marquent le déclin annoncé.

 

L’Occident n’a pas d’autre solution que de reconnaître que le monde change de façon radicale. Une vieille dame pied-noir m’expliquait un jour que le plus dur pour elle, à son départ pour la France, avait été d’être contrainte à faire la queue aux boulangeries ou aux guichets de poste. Elle avait découvert l’égalité. Il serait temps que l’Occident fasse la même découverte que cette brave dame et qu’il accompagne le mouvement vers ce nouvel ordre mondial plutôt que d’essayer d’en dévier le cours à son avantage. C’est le prix à payer pour continuer d’exister dans un monde apaisé, débarrassé de l’apartheid de fait qui le régit jusqu’à aujourd’hui.

 

Source: La Révolution arabe et l'Occident - Analyses

 

 

 

La "démocratie, ne s'importe pas, ne s'achète pas ! c'est une culture et un etat d'esprit !

elle se cultive dans les esprit et son principal atout est le temps !

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  • 3 weeks later...

Les hésitations américaines face aux révoltes du monde arabe

 

Par Catherine Monnet

 

Au Yémen, alors que le mouvement de protestation se poursuit, le quotidien américain New York Times révèle que le président Ali Abdallah Saleh aurait perdu le soutien d'un allié de poids, les Etats-Unis. Depuis le début des révoltes du monde arabe, l’administration Obama, comme les chancelleries occidentales, donne l’impression de répondre un peu et au jour le jour au « Printemps arabe ».

 

Suite: Les hésitations américaines face aux révoltes du monde arabe | RFI

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Je comprends que pour beaucoup ici le sentiment de justice et d'équité ce soit un phénomène nouveau qui leur fasse peur, avec les dictateurs bédouins au moins c'était clair : c'était du pain, des jeux et ferme ta gueule. Bah tout ça est en train de changer, vous pouvez mettre ça sur le dos des vilains occidentaux pas beaux; mais leur révolution les populations de ces pays l'ont voulue, l'ont initiée sans l'aide de personne, faudra vous y faire les rétrogrades de la pensée unique bédouine.

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  • 2 weeks later...

Le "printemps arabe" et les Européens

 

lemonde_source.png | 07.04.11 |

 

Comment les Français voient-ils les révolutions arabes ?

 

Edouard Lecerf, directeur général de TNS-Sofres : Le premier élément de réponse, c'est de voir que cette opinion est très volatile. Avant que la France ne décide de participer à l'intervention en Libye, les Français étaient majoritairement contre. Quelques semaines plus tard, la France intervient, et les Français se rangent derrière ce choix. Cette oscillation, on la retrouve par ailleurs dans d'autres éléments : la crainte et l'espoir. Oui, les Français, lorsqu'ils sont interrogés, se disent enthousiastes sur ce qui se passe actuellement. Et pour autant, lorsqu'on introduit l'idée d'écho qu'il pourrait y avoir au niveau français, que ce soit d'un point de vue économique avec les craintes liées au pétrole, ou d'un problème migratoire, aussitôt, il y a une rétractation.

 

Quels sont les scénarios les plus probables pour la Libye ?

 

Elyès Jouini : L'intervention européenne et américaine avec des forces arabes en Libye a permis d'équilibrer, en tout cas pour l'instant, les forces. C'est vrai qu'on ne sait pas trop ce qui se passe en Libye, on voit des coups d'accordéon avec des opposants qui gagnent du terrain, qui en perdent. On a une armée structurée qui continue à avoir des forces importantes, des révolutionnaires en face qui ont tout le feu et l'énergie des révolutionnaires. La situation est inquiétante parce qu'il ne faudrait pas qu'elle s'enlise. On soutient les révolutionnaires libyens parce qu'ils sont porteurs d'un discours de démocratie, de renouveau, mais en même temps on ne les connaît pas !

Pensez-vous que l'opinion arabe puisse se retourner contre les Européens ou les Américains ?

 

Fatiha Héni-Dazi : C'est un risque. C'est vrai que l'habillage arabe de cette intervention est très réduit. On a le Qatar et les Emirats arabes. Ces deux pays arabes sont-ils les plus représentatifs de la Ligue arabe et de l'opinion arabe ? C'est très loin d'être le cas. La France a beaucoup insisté pour que les pays arabes soutiennent cette intervention. Cette dernière risque d'avoir des conséquences hors de Libye.

 

Les régimes autoritaires arabes ont été plus décomplexés après cette intervention. Au Yémen, par exemple, du jour au lendemain, on est passé de 3 ou 4 morts par jour à 55 morts. L'intervention du Conseil de coopération du Golfe (CCG) dominée par l'Arabie saoudite à Bahreïn est intervenue à peu près au même moment. En même temps, cette intervention a pu permettre aux manifestants et aux contestataires syriens de dépasser leur peur.

 

Si l'on n'avait rien fait, c'était aussi la porte ouverte à une répression impitoyable.

 

Ghassan Salamé : Nous sommes dans une situation dramatique pour un mouvement populaire au moins partiellement démocratique qui traverse la région et qui risque d'être freiné, ensanglanté, par les affaires libyennes. Quels sont les scénarios aujourd'hui ? Le scénario ivoirien : vous avez d'un côté Benghazi, un gouvernement qui est de plus en plus reconnu par la communauté internationale, jugé légitime pour de bonnes et de mauvaises raisons, et vous avez de l'autre côté quelqu'un qui s'accroche au pouvoir, qui n'est plus reconnu mais qui a les moyens de tenir.

 

Ce scénario est ultra-dangereux, parce que si cette situation s'installe, les extrémistes vont avoir le dessus dans les deux camps : à Tripoli et à Benghazi. Le deuxième scénario, c'est une interprétation large, peut-être contestable, de la résolution 1973 des Nations unies qui fait qu'on ne protège pas uniquement les civils mais que l'on va un peu plus loin, et qu'on se dit que la meilleure protection des civils c'est de virer le monsieur qui donne l'ordre de les attaquer. On va là dans une logique de changement de régime, honteuse, hypocrite, sans le dire vraiment. C'est plutôt un scénario irakien.

 

Et il y a le troisième, qui se dessine depuis quelques jours et est un scénario à la kényane : celui d'une médiation. On se dit qu'après tout, Kadhafi n'est pas "bien", mais que ceux de Benghazi, on ne les connaît pas bien non plus.

 

Suite: Le "printemps arabe" et les Européens - LeMonde.fr

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Libye: marge de manoeuvre limitée pour l'Occident face de Kadhafi

 

PARIS - La communauté internationale dispose de leviers très limités pour contraindre le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi au départ et faire stopper les violences dans un pays opaque et fermé, où l'influence des tribus rendrait une transition tout aussi incertaine.

 

Suite: Libye: marge de manoeuvre limitée pour l'Occident face de Kadhafi

 

tu crois,

 

http://www.forum-algerie.com/attachment.php?attachmentid=1731&stc=1&d=1302688905

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