Jump to content

lybie: la vrai guerre que vous n'avez pas vue !


Recommended Posts

la guerre a duré 8 mois et on a rien vu de la guerre. les seules images que on voyait etaient celles de cette bande de charognard du cnt qui tiraient comme des psychopates en l'air assis dans leur pickup, en plein milieu du desert, en criant allah akbar !

 

et je doute que ce sont eux qui ont gagné la guerre.

la vrai guerre, que on a caché au monde, était faite par les forces specaile otan.

 

un article qui va dans ce sens.

 

la guerre de Libye a bien eu lieu. Mais est-ce celle qu’on nous a montrée? Le point de vue de Jean-Michel Frodon.- slate.fr

 

 

Alors que s’achève la guerre en Libye revient une question. Qu’avons-nous vu? Le renversement de Kadhafi aura donné lieu à une longue période d’actions militaires, couverte par les reporters d’images du monde entier. Riche en suspens et en rebondissements, le déroulement du conflit de cinq mois et demi –à partir de la résolution 1973 de l’ONU du 17 mars autorisant les actions armées des Occidentaux qui commencent immédiatement les bombardements– a massivement occupé nos écrans de télévision. Massive, la représentation de cette guerre laisse pourtant un étrange sentiment: celui de n’avoir pas vu la guerre, la véritable guerre.

 

Si on y repense, du terrain, qu’avons-nous vu? De manière systématique, des gens qui crient «Allah o akbar», font le signe de la victoire, et tirent en l’air.

 

Aucun doute sur la réalité des pertes subies par les Chebabs, sur le fait qu’ils se sont fait énormément tirer dessus par les kadhafistes, et qu’ils ont en de multiples occasions manifesté leur courage et leur détermination à en finir avec le régime.

 

Mais le combat face à l’ennemi? La réelle conquête des villes et des points stratégiques? Vous l’avez vue? Pas moi.

 

Il n’est pas question de rejouer ici le célèbre La guerre du Golfe n’a pas eu lieu de Jean Baudrillard, la guerre de Libye a bien eu lieu. Mais est-ce celle qu’on nous a montrée?

 

Comme spectateur, l’impression persistante était celle d’une mise en scène, mise en scène réelle, dangereuse, où de nombreuses personnes ont risqué leur vie, et où beaucoup l’ont perdue, mais qui néanmoins ne figurait pas la réalité du processus militaire en cours –plutôt sa réalité politique, à condition d’en percevoir le décalage par rapport au discours énoncé. Comme spectateur, l’impression est que ce sont d’autres, ailleurs, qui ont marqué des points, militairement ou par des négociations, tandis qu’on avait confié des armes en grandes quantités à une population dont il importait politiquement qu’elle ait l’air de s’être libéré elle-même.

 

Ces armes, nous les avons tous vues à satiété, mais pratiquement jamais dans le cadre d’opérations des combattants. Et s’il y a apparemment bien eu quelques unités libyennes très efficaces lors d’opérations précédant la prise de Tripoli, surtout venues de l’ouest du pays, malgré le lyrisme des commentaires et le boucan des rafales de mitrailleuses lourdes sur les pick-up, les images de la «guerre populaire» n’auront guère témoigné d’actions de combat significatives.

 

A en juger par ce qu’ont montré, et n’ont pas montré les chaînes de télévision, revient avec insistance l’impression que la guerre sur le terrain a été davantage le fait d’unités de services spéciaux d’autant plus discrets que leur action, elle, n’était pas autorisée par l’ONU. Il est peu probable que cela soit explicité: le «Grand Récit» de la libération du peuple libyen par ses propres forces est un socle indispensable à l’édification de l’avenir du pays.

 

Jean-Michel Frodon

Link to post
Share on other sites

De toute façon on est pas bêtes et on sais bien que l'otan n'etait pas là

juste pour proteger les civiles, s'il ont bon coeur qu'il le fassent au petits

qui meurent de faim, ou pour la population de palestine. :(:(:(

Link to post
Share on other sites

LIBYE. Une victoire des forces spéciales de la coalition

 

Officiellement il n'y a jamais eu de soldats de la coalition sur le terrain. Pourtant, la présence de forces spéciales occidentales sur le sol libyen est de plus en plus précise et ont permis l'avancée spectaculaire des rebelles. Par Sarah Diffalah.

 

Les forces de l'Alliance atlantique seraient-elles devenues modestes ? "Nous ne prenons part à aucune coordination officielle sur le terrain", a affirmé mardi 22 août la porte-parole de l'Alliance atlantique, Oana Lungescu. L'alliance ne soutient pas les rebelles, ne leur fournit ni armes, ni instructions, selon le discours officiel. Les insurgés libyens ont donc piétiné pendant cinq mois à l’Est, à l’Ouest et au Sud, puis en l'espace de quinze jours ont libéré Tripoli. Presque seuls.

A l'Etat major français, on explique cette fulgurante offensive par une simple convergence des événements. "Depuis cinq mois et demi que l'opération en Libye est engagée, les frappes aériennes françaises ont toujours été régulières et ont affaibli les forces pro-Kadhafi", explique le colonel Burkhard, porte-parole de l'Etat major. "Les opérations menées ont neutralisé de l'armement, des sites de commandement et des pièces d’artillerie. Parallèlement, on peut imaginer que les forces de l'opposition, qui sont parties de rien, sont devenues plus efficaces. A un moment donné les deux courbes se croisent et une partie prend le dessus sur l'autre. Je pense que c'est assez logique que ça se termine comme ça."

"Foutaises !", s'exclame Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement. "Avec tout le respect que j'ai pour les Libyens, les insurgés étaient totalement incapables de faire quoi que ce soit militairement".

On peut donc aussi imaginer que l'Otan a coordonné l'avancée des rebelles sur les fronts, permis à certaines forces de l'opposition de Misrata de passer par la mer pour entrer dans Tripoli et donné de cette manière le feu vert au soulèvement des Tripolitains.

Un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), bien moins hypocrite, n'a, lui, pas pris de pincettes et a affirmé que l'Otan était "aussi impliquée" dans l'offensive "Sirène" lancée samedi soir contre le bastion de Kadhafi. Comment ? Là-dessus, le CNT est plus discret, mais plusieurs éléments portent à croire que la victoire militaire méritée des Libyens a été menée par l'Otan et des forces spéciales envoyées au sol.

Intensifications des frappes

Du côté de l'Etat major français, on jure que le "nombre de sorties aériennes des forces françaises n'a pas augmenté". La récente percée des insurgés libyens jusqu'à Tripoli a en tout cas été précédée d'une intensification des bombardements aériens effectués par les Etats-Unis, notamment à l'aide de drones Predator. Citant des responsables anonymes, le "New-York Times" a révélé que l'aviation américaine avait établi ces derniers jours une surveillance permanente au-dessus et autour des zones toujours contrôlées par les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi.

Enfin François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique expliquait au Nouvel Observateur que "l'entrée en lice des hélicoptères de combat français et britanniques, à la fin mai, ont permis en outre de protéger efficacement les rebelles face aux contre-attaques des forces loyalistes."

Livraisons d'armes

En juillet, Paris a confirmé la livraison par un parachutage d'armes légères, fusils mitrailleurs, lance-roquette mais démenti la livraison de missiles anti-chars.

Le Canard enchaîné rapporte les propos d'un analyste de la direction du renseignement militaire : "On a aménagé des pistes dans le djebel Nefoussa, pour que des avions puissent y déposer des cargaisons d'armes", au lieu de parachuter les armes qui auraient pu tomber entre les mains de terroristes ou de bandes organisées.

Conseillers militaires

Alors que la progression des insurgés stagnait en avril, ces derniers avaient demandé aux Alliés une aide au sol. La résolution de l'Onu empêchant toute intervention au sol, les pays engagés en Libye ont tout de même envoyé des "conseillers militaires". Côté français, leur mission était clair : conseiller l'envoyé spécial français à Benghazi pour évaluer les besoins et faire le bilan de ce qui se passe sur place. Ils étaient autorisés à entrer en contact avec les autorités militaires du CNT mais en aucun cas à former les insurgés.

Eric Dénécé l'affirme, les envoyés spéciaux ont fait un peu plus que leur mission officielle : "L'instruction et l'encadrement des insurgés aussi bien à l'Est qu'à l'Ouest a amené les révolutionnaires à être un peu moins mauvais en matière militaire." L'ancien conseiller à la Défense de Lionel Jospin, Louis Gautier, assurait déjà en avril au Nouvel Observateur: "Il ne faut pas se leurrer, le but est quand même de professionnaliser les combattants libyens pour qu'ils puissent reconquérir du terrain et certaines villes. Et pour cela il faut les aider sur les armements et sur des planifications opérationnelles pour leur apprendre à mieux résister", soulignait-il. "Ces hommes ne sont pas au contact des combats, ils sont au contact des combattants."

Le "Canard enchaîné" affirme que le général canadien Charles Bouchard, à la tête des opérations de l'Otan à Naples, a installé à Benghazi une "petite mission d'officiers 'pour raccourcir le circuit décisionnel' avec les insurgés".

Pour ce qui est de la bataille de Tripoli, "The Daily Telegraph" a révélé le 22 août que l'offensive "Sirène" avait était organisée et coordonnée par la coalition, dix semaines auparavant. Le quotidien explique également que la première phase de l'opération a d'ailleurs été déclenchée par le bombardement d'un centre de télécommunications du régime situé au sud-ouest de Tripoli par un Tornado GR4 de la Royal air force.

Agents infiltrés

Démentis par les pays de la coalition, des agents infiltrés auraient été aussi la clé du conflit. Officiellement, l'Otan n'a pas d'hommes sur le terrain. "En la matière, ceux qui savent ne parlent pas, et ceux qui parlent ne savent pas", ironise François Heisbourg.

Dès fin février pourtant, les médias anglais faisait état de l'intervention de troupes des unités des forces spéciales SAS pour exfiltrer des employés de compagnies pétrolières situées dans le sud. Les spéculations allaient alors bon train sur leur rôle exact.

Le 23 août, le "Guardian" réaffirme la présence de forces spéciales britanniques pour conseiller et entraîner les insurgés sur le front, malgré les dénégations du gouvernement. Le quotidien britannique explique qu'il s'agit d'anciens membres du SAS (Special air service), l'élite des forces spéciales anglaises, "maintenant employés par des sociétés privés". "Je peux vous dire, selon mes sources, qu'il y avait en Libye des agents infiltrés français, britanniques, américains, égyptiens, émiratis et peut-être même italiens", assure Eric Dénécé. "Parmi eux, il y avait des personnes des services secrets (français, britanniques et américains), des forces spéciales (anglais et américains), des sociétés privées, et des volontaires étrangers". Le "Guardian", sans le confirmer, pense savoir que la France, le Qatar et la Jordanie ont en effet envoyé des agents infiltrés. Le "New York Times", de son côté, affirme que la France y a largement participé.

Un classique

Pour la plupart des experts, c'est un classique de l'action militaire. "Pour la bataille de Tripoli et le reste, les éléments infiltrés ont fait une bonne partie du travail. Pour la destination des cibles, pour l'accompagnement des unités rebelles et même pour des actions directes au front. Ces hommes ont parfois été envoyés par la Tunisie, sont allés à Zawyiah et ont encadré les hommes dans le Djebel Nefoussa pour les aider à reprendre Tripoli", explique Eric Dénécé.

Un général, interrogé par le Canard Enchaîné, évoque la livraison aux rebelles de moyens "pour la communication radio et l'appui en domaine cartographique". L'hebdomadaire précise que les "avions et drônes US ont bénéficié, lors des leurs raids, d'une aide militaire américaine chargée de leur désigner des cibles depuis le sol libyen", information confirmée par le Guardian concernant les agents britanniques. Le quotidien assure aussi avoir des informations pour dire que les forces spéciales du SAS ont conseillé les rebelles de Misrata pour sécuriser leur port.

Le "New York Times" explique aussi qu'après la prise de Zawyiah, le Qatar a envoyé des armes supplémentaires, la France et la Grande-Bretagne des photos satellites.

"Politiquement, on va répéter et répéter qu'il n'y a pas eu d'intervention au sol", estime Louis Gautier "mais d'un point de vue de la planification tactique, voir même des appuis techniques aux insurgés, c'est incontestable qu'il y en a eu. Forcément de manière discrète".

 

 

Sarah Diffalah - Le Nouvel Observateur

 

 

 

 

PS/ Ce ne sont pas les rats traine savates qui auraient pu vaincre le peuple libyen et son armée.

Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Répondre

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

×
×
  • Create New...