Jump to content

L'islamisation de la France


Recommended Posts

J'ai parcouru un peu les derniers threads sur le sujet et je trouve que cette interview de Raphaël Liogier- politologue, sociologue des religions, prof à Sciences Po Aix et directeur de l'Observatoire du religieux de Bruno Etienne- remet un peu les idées en place.

 

“L'‘islamisation’ de la France est un mythe”, Raphaël Liogier de l'Observatoire du religieux

 

DÉBAT | Pour une majorité de Français les musulmans refuseraient de s'intégrer. “L'islamisation” redoutée ne repose pourtant sur aucune réalité selon Raphaël Liogier, de l'Observatoire du religieux.

 

Peut-on encore parler de l'islam sans que les esprits s'échauffent ? Des couvertures d'hebdos aux brèves de comptoirs, l'islam devient la controverse nationale. Avec une ritournelle : la France serait en cours d'« islamisation ». Y a-t-il quelqu'un pour poser le débat dans des termes simples et clairs ? Professeur à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence et directeur de l'Observatoire du religieux,* Raphaël Liogier s'y est collé.

 

Sa conclusion est sans appel : l'« islamisation » de la France est un mythe. Pas une fiction, un mythe. Rencontre avec un esprit salutaire.

 

Quel est le point de départ de votre recherche ?

On a beaucoup glosé sur le sondage récent du Figaro – à la méthodologie certes équivoque – qui montrait que pour une majorité de Français les musulmans sont « mal intégrés » ; mais c'est un autre chiffre qui aurait dû nous frapper : pour 68 % des Français, les musulmans le font exprès. C'est cette idée étrange d'une intention cachée derrière l'échec de l'intégration qui me pousse à faire ce travail. Je voulais réfléchir sur les causes de cette paranoïa, sans *esprit partisan, en respectant la méthodologie du chercheur, point barre.

 

Quelles sont les grandes lignes de ce « mythe » de l'islamisation ?

On croit qu'en Europe la croissance démographique de la population musulmane serait supérieure à celle des populations « de souche ». Et cette croissance aurait trois causes : la fécondité des femmes musulmanes, l'immigration et les conversions à l'islam. Elle aurait aussi une conséquence immédiate : les Européens subissent un « débordement » intentionnel de la part des musulmans ; si ces derniers font plus d'enfants que nous, s'ils émigrent en masse, s'ils poussent à la conversion, c'est qu'ils veulent nous étouffer.

La communauté musulmane représente quel pourcentage des populations française et européenne ?

L'évaluation certaine est compliquée : d'une part, il n'est pas permis de faire des statistiques ethniques en France, et d'autre part on a spontanément tendance à assimiler toute personne d'origine maghrébine à un musulman, ce qui a pour effet immédiat de surévaluer cette population. Quoi qu'il en soit, l'enquête « Trajectoires et origines », faite conjointement par l'Ined et l'Insee, a remis de l'ordre dans les estimations en recensant uniquement les adultes se disant musulmans. Pour la France, on obtient un chiffre de 2,1 millions de personnes – bien loin des 6 millions répétés en boucle. Pour l'Europe, on estime qu'il y aurait entre 13 et 16 millions de musulmans – c'est-à-dire environ 4 % de la population.

 

Quid de la fécondité des femmes musulmanes ?

Sur l'ensemble de la planète, la plupart des pays musulmans connaissent une transition démographique radicale : leur taux de fécondité est souvent en dessous du taux de renouvellement des générations. On pourrait citer l'Iran, avec 1,8 enfant par femme. Mais on rencontre la même tendance autour de la Méditerranée. En Algérie, par exemple, le taux de fécondité des femmes est passé en dessous de celui de la Tunisie, avec 1,7 enfant par femme en 2011. Bien en deçà, en tout cas, du taux français, qui est de 2,1. En fait, les dynamiques se sont clairement inversées

 

L'« islamisation » peut cependant se faire par l'immigration...

C'est vrai, le premier pays d'immigration en direction de l'Union européenne est le Maroc, avec 140 000 migrants par an. Mais juste derrière, vous avez presque 100 000 Chinois. Et si vous recensez les dix premiers pays d'immigration extra-européenne en direction de l'Europe, vous observez que trois d'entre eux seulement sont à majorité musulmane. Aujourd'hui, il y a peu de risques que les courbes s'inversent : il n'y a plus de réservoir d'immigration, au Maghreb, où les générations ne parviennent plus à se renouveler.

Restent les conversions...

Leur nombre est faible – sans doute autour de 3 000 ou 4 000 par an –, moins important en tout cas que celui enregistré par les mouvements évangéliques. Y compris dans le 93, le département français qui recense le plus grand nombre de musulmans, où les pentecôtistes sont extrêmement actifs. Alors, pourquoi deux poids deux mesures entre les conversions ? Parce que le mouvement évangélique « ne pose pas de problème » ? Ainsi va le mythe de l'islamisation : il consiste à interpréter tous les signes de l'islam à sens unique – celui d'une volonté globale de nuire.

Que répondre, alors, à ceux qui font observer que la « visibilité » de l'islam est plus importante aujourd'hui qu'hier ?

Qu'ils ont raison : chez les jeunes musulmans qui ont la foi – ce qui n'est pas le cas de tous, loin s'en faut –, le sentiment religieux se vit avec une plus grande intensité. Aujourd'hui, 23 % des musulmans fréquentent un lieu de culte au moins une fois par mois, contre seulement 5 % des catholiques. Reste à savoir comment on interprète ce regain de religiosité. Le sentiment de l'incompatibilité de l'islam avec la République est à ce point ancré dans les esprits qu'un accroissement de la religiosité de ses adeptes ne peut être que le symptôme d'un désastre. Pourtant, ces jeunes ne sont pas, dans leur très grande majorité, politisés. Ils sont dans une foi recomposée, réimaginée, radicale même chez certaines femmes voilées, mais certainement pas dans le sens où ils voudraient transformer la France en société musulmane.

 

Ne sont-ils pas manipulables par les supporters d'un islamisme politique et radical ?

Si. L'islam peut devenir pour certains jeunes économiquement en déshérence et psychologiquement instables l'emblème de la lutte contre le système. Se met alors en place une espèce d'« islamisme sans islam » : ce n'est pas le corpus de doctrines et de pratiques qui attire, mais le radicalisme en tant que tel, et le fait même que cette religion inspire la crainte. Prenez Mohamed Merah : pendant son adolescence, il s'intéresse très peu à l'islam. Puis il fricote avec les Renseignements généraux, tente d'entrer dans la Légion, est considéré inapte... Que fait-il, lorsqu'il bascule ? Il commence par tuer des légionnaires – dont certains sont musulmans. Avant de s'attaquer à des juifs, probablement parce qu'ils représentaient à ses yeux les dominants, mêlés de façon irrrationnelle à des images et opinions confuses relatives au conflit israélo-palestinien. Les assassinats de Merah sont atroces, mais déduire de mouvements isolés l'existence d'une solidarité générale entre les Européens musulmans, les Etats arabes et les terroristes islamistes est une erreur aux conséquences tragiques.

 

A qui profite cet amalgame ?

Aux mouvements populistes européens, d'abord, autant à gauche qu'à droite. Mais aussi aux mouvements islamistes : ils ont intérêt à ce que les musulmans européens se sentent rejetés pour reconstituer une solidarité islamiste. Enfin, aux pays arabes : ils veulent préserver la solidarité économique des enfants des enfants de leurs anciens ressortissants, qui envoient de moins en moins d'argent au pays. Ils leur rabâchent : « Vous voyez, vous n'êtes pas si français que ça... »

 

 

Selon vous, Mohamed Merah et Anders Breivik sont les deux faces d'une même pièce...

Qu'a trouvé la police sur l'ordinateur d'Anders Breivik ? Des textes de l'essayiste britannique Bat Ye'or expliquant que l'Europe s'est vendue au monde arabe pour des pétrodollars... alors qu'en Norvège il y a peu de musulmans ! Qu'a fait Breivik ? Il n'a pas tué des musulmans. Il est allé tuer les traîtres multiculturalistes, ces « alliés inconscients », ces idiots utiles qui font le lit de l'islam en Europe... Breivik et Mehra sont effectivement les deux faces de la même pièce... de théâtre. Ils sont produits par un même système fantasmatique.

 

Comment expliquez-vous que ce mythe ait pris une telle ampleur ?

Pendant des siècles, l'Europe, c'était le monde. Cette suprématie, elle l'a perdue. En 2003, quand les Américains ont décidé d'intervenir en Irak sans elle, l'Europe a aussi perdu son statut de conscience morale de l'humanité. Une crise d'identité profonde s'en est suivie, avec l'émergence des grands débats nationaux sur « l'identité nationale » et la montée concomitante d'un populisme antimusulman. Aujourd'hui, les Européens ont le sentiment qu'ils ne sont plus « identiques à eux-mêmes »... et que les musulmans y sont sans doute pour quelque chose ! La réalité importe peu : une bataille peut être menée puisqu'il y a un ennemi. Le mythe de l'islamisation redonne un sens aux choses.

 

 

“L'‘islamisation’ de la France est un mythe”, Raphaël Liogier de l'Observatoire du religieux - Idées - Télérama.fr

Link to post
Share on other sites

J'ai pas le courage lol à cette heure, mais j'ai lu vite fait, et pour moi, il y a une paranoia générale y compris chez les musulmans,/arabes, la preuve ici, non pas d'extra terrestres mais de méchants musulmans et islamistes .....

La psychose est entretenue par les medias. Il suffit de vivre et regarder avec ses propres eux pour voir qu'il y a un delirium tremens collectif.

 

Je lirais avec plus d'attention, merci ;-)

Link to post
Share on other sites
Guest Zapata

Je crois pas non plus à l'islamisation de la france qui est un faux débat, un genre de chiffon rouge très utile pour mobiliser l'électorat droitier.

 

Le vrai problème selon moi, c'est la radicalisation d'une minorité ultra visible de musulmans qui pourrie le vivre-ensemble avec ses revendications et son activisme anti laïcité.

 

Gilles Kepel en parle mieux dans son livre Quatre-vingt-treize :

Qu’avez-vous essayé de montrer dans cet ouvrage ?

 

J’ai voulu montrer comment, depuis les années 1980, les choses se sont transformées. A l’époque on était dans une logique de l’islam en France avec, pour l’essentiel, une vieille génération d’ouvriers d’émigrés s’étant sédentarisés avec des enfants jeunes. Aujourd’hui, on est dans un islam de France, avec des jeunes pour la plupart nés, socialisés et acculturés ici, et qui se définissent comme musulmans dans la société française. La situation a évolué parce que dès les années 1980-90, avec la guerre civile en Algérie, les gouvernements français successifs ont essayé de créer des instances consistoriales de l’islam en France. Ces dernières avaient pour but de créer une espèce de médiation pour ne plus dépendre des pays étrangers. Finalement ce sont les islamistes qui se sont révélés les meilleurs candidats. Ils n’étaient pas complètement dans la ligne des dirigeants étrangers et c’est un peu le pari que Nicolas Sarkozy a fait en s’appuyant sur l’UOIF (Union des organisations islamiques de France). Mais cette génération, que j’appelle la génération des "blédards", s’est avérée ne pas refléter les aspirations de la jeunesse née en France. La logique du CFCM (Conseil français du culte musulman) a ainsi touché ses limites. Une instance de type consistorial ne marche pas. Pour le prochain mandat présidentiel, l’élu devra gérer la question de l’islam en France à travers les jeunes. Ils sont devenus l’expression des revendications religieuses et sociales.

Quelle place occupe le salafisme en France?

 

Très petite en termes numériques, mais il est très visible. Il est très peu représenté chez les Marocains, inexistant chez les Turcs. En revanche, chez les personnes d’origine algérienne, c’est beaucoup plus fort. Et souvent tout autant chez les enfants de harkis que chez les kabyles. Il est aussi très présent chez les convertis issus de minorités italiennes, portugaises ou polonaises.

Comment fonctionne-t-il?

A travers le web, où il exerce une véritable fascination sur certains jeunes qui sont allés à l’école en France, mais qui voient dans ce mode d’expression une revanche à prendre sur une école vécue comme discriminative et source de peu de réussite. Il y a une mise à distance: c’est l’école des autres, pas la nôtre.

Comment est perçue la loi sur le voile ?

 

Elle est acceptée mais pas comprise. Le concept de laïcité ne passe pas. Il est perçu comme une machine de guerre anti-islamique. On peut déplorer qu’un certain nombre de jeunes musulmans soient dans une logique communautaire mais si l’on a encore un Parlement aussi peu représenté chez les gens issus de minorités, on ne doit pas s’étonner qu’ils estiment être quantifiés de façon négative.

 

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0CF8QFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.lejdd.fr%2FSociete%2FReligion%2FActualite%2FGilles-Kepel-vient-de-publier-un-essai-base-sur-une-enquete-menee-a-Clichy-sous-Bois-et-Montfermeil-483848&ei=PBn0Ud6uCoqK0AXSmoDwDw&usg=AFQjCNEhVcmMiLJKfaaDrAI2CHJcfPAcUQ&sig2=FnvIYmOhEoSZU7OPXI6liQ&bvm=bv.49784469,d.d2k&cad=rja

Link to post
Share on other sites

Cette interview ne va plaire a ceux qui nous rabachent que l'Islam est en expension explosive et ce n'est pas uniquement les populistes europeens qui le disent mais ce mythe est colporte par beaucoup de musulmans, ceci qui n'est pas rappele dans cette interview

Link to post
Share on other sites
surtout ne pas lire ce texte en diagonale..

 

Pour une fois qu'on en a un qui ne verse pas dans le catastrophisme....

 

Oui, il me semble que l'analyse de Liogier, réfléchie, pondérée et documentée, est non seulement intéressante, mais même "salutaire" comme ils l'ont d'ailleurs titré.

 

Mais c'est étonnant quelque part parce que l'écrasante majorité des spécialistes du fait religieux en France, qu'ils soient historiens, sociologues, démographes, etc... vont dans dans le même sens.

Je parle là des universitaires, des gens un peu sérieux, je ne parle pas des Caroline Fourest, Eric Zemmour ou Elizabeth Lévy qui ne sont que des polémistes.

J'ai posté il y a quelques jours une analyse d'un chercheur du CNRS, il allait dans le sens de l'analyse de Liogier. Même chose quand on lit Odon Vallet, Fréderic Lenoir, Emmanuel Todd, Esther Benbassa...

Link to post
Share on other sites
Je crois pas non plus à l'islamisation de la france qui est un faux débat, un genre de chiffon rouge très utile pour mobiliser l'électorat droitier.

 

Le vrai problème selon moi, c'est la radicalisation d'une minorité ultra visible de musulmans qui pourrie le vivre-ensemble avec ses revendications et son activisme anti laïcité.

 

Gilles Kepel en parle mieux dans son livre Quatre-vingt-treize :

Qu’avez-vous essayé de montrer dans cet ouvrage ?

 

J’ai voulu montrer comment, depuis les années 1980, les choses se sont transformées. A l’époque on était dans une logique de l’islam en France avec, pour l’essentiel, une vieille génération d’ouvriers d’émigrés s’étant sédentarisés avec des enfants jeunes. Aujourd’hui, on est dans un islam de France, avec des jeunes pour la plupart nés, socialisés et acculturés ici, et qui se définissent comme musulmans dans la société française. La situation a évolué parce que dès les années 1980-90, avec la guerre civile en Algérie, les gouvernements français successifs ont essayé de créer des instances consistoriales de l’islam en France. Ces dernières avaient pour but de créer une espèce de médiation pour ne plus dépendre des pays étrangers. Finalement ce sont les islamistes qui se sont révélés les meilleurs candidats. Ils n’étaient pas complètement dans la ligne des dirigeants étrangers et c’est un peu le pari que Nicolas Sarkozy a fait en s’appuyant sur l’UOIF (Union des organisations islamiques de France). Mais cette génération, que j’appelle la génération des "blédards", s’est avérée ne pas refléter les aspirations de la jeunesse née en France. La logique du CFCM (Conseil français du culte musulman) a ainsi touché ses limites. Une instance de type consistorial ne marche pas. Pour le prochain mandat présidentiel, l’élu devra gérer la question de l’islam en France à travers les jeunes. Ils sont devenus l’expression des revendications religieuses et sociales.

Quelle place occupe le salafisme en France?

 

Très petite en termes numériques, mais il est très visible. Il est très peu représenté chez les Marocains, inexistant chez les Turcs. En revanche, chez les personnes d’origine algérienne, c’est beaucoup plus fort. Et souvent tout autant chez les enfants de harkis que chez les kabyles. Il est aussi très présent chez les convertis issus de minorités italiennes, portugaises ou polonaises.

Comment fonctionne-t-il?

A travers le web, où il exerce une véritable fascination sur certains jeunes qui sont allés à l’école en France, mais qui voient dans ce mode d’expression une revanche à prendre sur une école vécue comme discriminative et source de peu de réussite. Il y a une mise à distance: c’est l’école des autres, pas la nôtre.

Comment est perçue la loi sur le voile ?

 

Elle est acceptée mais pas comprise. Le concept de laïcité ne passe pas. Il est perçu comme une machine de guerre anti-islamique. On peut déplorer qu’un certain nombre de jeunes musulmans soient dans une logique communautaire mais si l’on a encore un Parlement aussi peu représenté chez les gens issus de minorités, on ne doit pas s’étonner qu’ils estiment être quantifiés de façon négative.

 

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=5&ved=0CF8QFjAE&url=http%3A%2F%2Fwww.lejdd.fr%2FSociete%2FReligion%2FActualite%2FGilles-Kepel-vient-de-publier-un-essai-base-sur-une-enquete-menee-a-Clichy-sous-Bois-et-Montfermeil-483848&ei=PBn0Ud6uCoqK0AXSmoDwDw&usg=AFQjCNEhVcmMiLJKfaaDrAI2CHJcfPAcUQ&sig2=FnvIYmOhEoSZU7OPXI6liQ&bvm=bv.49784469,d.d2k&cad=rja

 

Je suis d'accord avec toi, il y a eu une radicalisation d'une minorité qui trouve en l'islam une réponse à leur quête identitaire et qui rejette la France, ils disent même qu'ils ne sont pas Français. Effectivement, on a vu apparaître les premiers voiles avec les événements qui ont eu lieu en Algérie.

ET tu as parlé d'une chose dans un commentaire, qui de l'oeuf ou la poule est arrivé en premier ?

Je pense que c'est un phénomène auto entretenu: le rejet ressenti par certains les radicalisent et la radicalisation participe à l'islamophobie. Mais dans les faits, il s'agit vraiment d'une minorité.

Link to post
Share on other sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Guest
Répondre

×   Pasted as rich text.   Paste as plain text instead

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.

×
×
  • Create New...