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:wub: Victor HUGO :wub:

 

La tombe dit à la rose :

- Des pleurs dont l'aube t'arrose

Que fais-tu, fleur des amours ?

La rose dit à la tombe :

- Que fais-tu de ce qui tombe

Dans ton gouffre ouvert toujours ?

 

La rose dit : - Tombeau sombre,

De ces pleurs je fais dans l'ombre

Un parfum d'ambre et de miel.

La tombe dit : - Fleur plaintive,

De chaque âme qui m'arrive

Je fais un ange du ciel !

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:wub: Victor HUGO :wub:

 

Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme!

Au gré des envieux, la foule loue et blâme ;

Vous me connaissez, vous! - vous m'avez vu souvent,

Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant.

Vous le savez, la pierre où court un scarabée,

Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée,

Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour.

La contemplation m'emplit le coeur d'amour.

Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure,

Avec ces mots que dit l'esprit à la nature,

Questionner tout bas vos rameaux palpitants,

Et du même regard poursuivre en même temps,

Pensif, le front baissé, l'oeil dans l'herbe profonde,

L'étude d'un atome et l'étude du monde.

Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu,

Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu!

 

Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours,

Je vous aime, et vous, lierre au seuil des autres sourds,

Ravins où l'on entend filtrer les sources vives,

Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives!

Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois,

Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois,

Dans votre solitude où je rentre en moi-même,

Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime!

Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît,

Arbres religieux, chênes, mousses, forêt,

Forêt! c'est dans votre ombre et dans votre mystère,

C'est sous votre branchage auguste et solitaire,

Que je veux abriter mon sépulcre ignoré,

Et que je veux dormir quand je m'endormirai.

 

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:wub: Mon Victor HUGO :wub:

 

O mon enfant, tu vois, je me soumets.

Fais comme moi : vis du monde éloignée ;

Heureuse ? non ; triomphante ? jamais.

-- Résignée ! --

 

Sois bonne et douce, et lève un front pieux.

Comme le jour dans les cieux met sa flamme,

Toi, mon enfant, dans l'azur de tes yeux

Mets ton âme !

 

La gaîté manque au grand roi sans amours ;

La goutte d'eau manque au désert immense.

L'homme est un puits où le vide toujours

Recommence.

 

Vois ces penseurs que nous divinisons,

Vois ces héros dont les fronts nous dominent,

Noms dont toujours nos sombres horizons

S'illuminent !

 

Après avoir, comme fait un flambeau,

Ébloui tout de leurs rayons sans nombre,

Ils sont allés chercher dans le tombeau

Un peu d'ombre.

 

Le ciel, qui sait nos maux et nos douleurs,

Prend en pitié nos jours vains et sonores.

Chaque matin, il baigne de ses pleurs

Nos aurores.

 

Dieu nous éclaire, à chacun de nos pas,

Sur ce qu'il est et sur ce que nous sommes ;

Une loi sort des choses d'ici-bas,

Et des hommes !

 

Cette loi sainte, il faut s'y conformer.

Et la voici, toute âme y peut atteindre :

Ne rien haïr, mon enfant ; tout aimer,

Ou tout plaindre !

 

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:wub: Mon Victor HUGO :wub:

 

Viens ! viens dans ma brume hagarde,

Où naît la foi, d'où l'esprit sort,

Où confusément je regarde

Les formes obscures du sort.

 

Tout s'éclaire aux lueurs funèbres ;

Dieu, pour le penseur attristé,

Ouvre toujours dans les ténèbres

De brusques gouffres de clarté.

 

Avant d'être sur cette terre,

Je sens que jadis j'ai plané ;

J'étais l'archange solitaire,

Et mon malheur, c'est d'être né.

 

Sur mon âme, qui fut colombe,

Viens, toi qui des cieux as le sceau.

Quelquefois une plume tombe

Sur le cadavre d'un oiseau.

 

Hélas ! hélas ! c'est d'être un homme ;

C'est de songer que j'étais beau,

D'ignorer comment je me nomme,

D'être un ciel et d'être un tombeau !

 

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:wub: Mon Victor HUGO :wub:

 

On vit, on parle, on a le ciel et les nuages

Sur la tête ; on se plaît aux livres des vieux sages ;

On lit Virgile et Dante ; on va joyeusement

En voiture publique à quelque endroit charmant,

En riant aux éclats de l'auberge et du gîte ;

Le regard d'une femme en passant vous agite ;

On aime, on est aimé, bonheur qui manque aux rois !

On écoute le chant des oiseaux dans les bois

Le matin, on s'éveille, et toute une famille

Vous embrasse, une mère, une sœur, une fille !

On déjeune en lisant son journal. Tout le jour

On mêle à sa pensée espoir, travail, amour ;

La vie arrive avec ses passions troublées ;

On jette sa parole aux sombres assemblées ;

Devant le but qu'on veut et le sort qui vous prend,

On se sent faible et fort, on est petit et grand ;

On est flot dans la foule, âme dans la tempête ;

Tout vient et passe ; on est en deuil, on est en fête ;

On arrive, on recule, on lutte avec effort ...

Puis, le vaste et profond silence de la mort !

 

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Mohammed le bien aimé :wub:

C'est le dernier des envoyés

Dieu l'a envoyé pour toute l'humanité

Afin de transmettre la vérité

Celui que les gens osent critiquer

Sans chercher la vérité

Il n'avait que de bons liens

Avec juifs, musulmans ou Chrétiens

Mais on le traitait de moins que rien

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:wub: mohammed :wub:

mes pensées sont rivées vers toi,

c’est toi qui embellis ma foi,

inchallah je t’aimerai toute ma vie,

ta splendeur n’a aucun prix,

mon plus beau rêve d’aujourd’hui,

est de te rencontrer au paradis,

je prie Allah pour m’accorder cette faveur,

la puissance la plus grande appartient à mon Seigneur,

Nul de Dieu si ce n’est Allah.

:wub: Je t’aime messager d' Allah :wub:

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voile, pourquoi te vois-tu ainsi insulté ?

l’inimité complote afin de me délester

Ô voile te souviens-tu de mes larmes qui coulaient

si abondamment la nuit venue ?

te souviens-tu de ce cœur qui pleurait

lorsque m'a atteint la vertu ?

par tant de batailles tu m’as été légué

puisses-tu être mon salut le jour dernier

sois témoin de combien je te suis dévouée

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hedou c des poèmes moralisateurs :D

 

les poèmes de hugo dégagent bcp de morale :o

 

ils sont tres tristes, aussi

tu devrais lire autre chose que du hugo, pour retrouver ta bonne humeur:p

 

encore que... je crois que tous les excellents poetes etaient des deprimes :confused::mdr:

 

dans un tout autre genre, tu connais/aimes jacques prevert?

 

je t en mets un extrait en dessous

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La grasse matinée

 

Il est terrible

le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain

il est terrible ce bruit

quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim

elle est terrible aussi la tête de l'homme

la tête de l'homme qui a faim

quand il se regarde à six heures du matin

dans la glace du grand magasin

une tête couleur de poussière

ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde

dans la vitrine de chez Potin

 

(...)

 

l'homme titube

et dans l'intérieur de sa tête

un brouillard de mots

un brouillard de mots

sardines à manger

oeuf dur café-crème

café arrosé rhum

café-crème

café-crème

café-crime arrosé sang !...

Un homme très estimé dans son quartier

a été égorgé en plein jour

l'assassin le vagabond lui a volé

deux francs

soit un café arrosé

zéro franc soixante-dix

deux tartines beurrées

et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

 

Jacques Prevert

 

( c est le meme poeme mais comme il est tres long, je t ai mis le debut et la fin)

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ils sont tres tristes, aussi

tu devrais lire autre chose que du hugo, pour retrouver ta bonne humeur:p

 

encore que... je crois que tous les excellents poetes etaient des deprimes :confused::mdr:

 

dans un tout autre genre, tu connais/aimes jacques prevert?

 

je t en mets un extrait en dessous

 

:yes: j'adore Prévert :o ya aussi missiou Verlaine :o

 

mais HUGO reste de loin mon préféré :wub: :wub::wub:

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La grasse matinée

 

Il est terrible

le petit bruit de l'oeuf dur cassé sur un comptoir d'étain

il est terrible ce bruit

quand il remue dans la mémoire de l'homme qui a faim

elle est terrible aussi la tête de l'homme

la tête de l'homme qui a faim

quand il se regarde à six heures du matin

dans la glace du grand magasin

une tête couleur de poussière

ce n'est pas sa tête pourtant qu'il regarde

dans la vitrine de chez Potin

 

(...)

 

l'homme titube

et dans l'intérieur de sa tête

un brouillard de mots

un brouillard de mots

sardines à manger

oeuf dur café-crème

café arrosé rhum

café-crème

café-crème

café-crime arrosé sang !...

Un homme très estimé dans son quartier

a été égorgé en plein jour

l'assassin le vagabond lui a volé

deux francs

soit un café arrosé

zéro franc soixante-dix

deux tartines beurrées

et vingt-cinq centimes pour le pourboire du garçon.

 

Jacques Prevert

 

( c est le meme poeme mais comme il est tres long, je t ai mis le debut et la fin)

 

il n'est pas si joyeux que ça ton Prévert :D oué c t tous des déprimés de la vie :D

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Il pleure dans mon coeur

Comme il pleut sur la ville ;

Quelle est cette langueur

Qui pénètre mon coeur ?

 

Ô bruit doux de la pluie

Par terre et sur les toits !

Pour un coeur qui s'ennuie,

Ô le chant de la pluie !

 

Il pleure sans raison

Dans ce coeur qui s'écoeure.

Quoi ! nulle trahison ?...

Ce deuil est sans raison.

 

C'est bien la pire peine

De ne savoir pourquoi

Sans amour et sans haine

Mon coeur a tant de peine !

 

Paul VERLAINE

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Conversation

 

(sur le pas de la porte, avec bonhomie.)

 

Comment ça va sur la terre?

- Ça va ça va, ça va bien.

 

Les petits chiens sont-ils prospères?

- Mon Dieu oui merci bien.

 

Et les nuages?

- Ça flotte.

 

Et les volcans?

- Ça mijote.

 

Et les fleuves?

- Ça s'écoule.

 

Et le temps?

- Ça se déroule.

 

Et votre âme?

- Elle est malade

le printemps était trop vert

elle a mangé trop de salade.

 

Jean Tardieu, Monsieur Monsieur (1951)

 

:mdr:

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Conversation

 

(sur le pas de la porte, avec bonhomie.)

 

Comment ça va sur la terre?

- Ça va ça va, ça va bien.

 

Les petits chiens sont-ils prospères?

- Mon Dieu oui merci bien.

 

Et les nuages?

- Ça flotte.

 

Et les volcans?

- Ça mijote.

 

Et les fleuves?

- Ça s'écoule.

 

Et le temps?

- Ça se déroule.

 

Et votre âme?

- Elle est malade

le printemps était trop vert

elle a mangé trop de salade.

 

Jean Tardieu, Monsieur Monsieur (1951)

 

:mdr:

 

mdrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr :mdr:

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:wub: Mon Victor HUGO :wub:

 

Heureux l'homme, occupé de l'éternel destin,

Qui, tel qu'un voyageur qui part de grand matin,

Se réveille, l'esprit rempli de rêverie,

Et, dès l'aube du jour, se met à lire et prie !

A mesure qu'il lit, le jour vient lentement

Et se fait dans son âme ainsi qu'au firmament.

Il voit distinctement, à cette clarté blême,

Des choses dans sa chambre et d'autres en lui-même ;

Tout dort dans la maison; il est seul, il le croit ;

Et, cependant, fermant leur bouche de leur doigt,

Derrière lui, tandis que l'extase l'enivre,

Les anges souriants se penchent sur son livre.

 

voilà le défi est relevé :D

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